ERP Agroalimentaire : Comment réussir le déploiement de l’ERP ?

L’industrie agroalimentaire reste aujourd’hui un secteur phare dans le paysage économique Tunisien. S’il existe de fortes disparités de tailles et métiers parmi les 1150 entreprises du secteur, force est de constater néanmoins un point commun universel : les industriels agroalimentaires (IAA) sont confrontés à de très fortes exigences et de très fortes pressions que ce soit de la part des producteurs et des distributeurs comme des consommateurs sans oublier leurs concurrents ! Ils se retrouvent parfois « coincés », souvent « contraints » et toujours obligés de réagir rapidement pour chercher à se différencier afin de soutenir leur développement…

Dans un tel contexte, les outils informatiques et notamment l’ERP agroalimentaire va jouer un rôle essentiel pour faire face à ces défis afin d’atteindre les objectifs de rentabilité, de performance industrielle, de taux de service, etc. Autant de raisons que nous reprenons dans ce dossier complet pour vous aider à faire le bon choix.

Quels enjeux pour les industries agroalimentaires ?

Normes de sécurité, développement durable, évolutions rapides des habitudes de consommation, nouveautés législatives, nouvelles contraintes réglementaires, volatilité des prix des matières premières, concurrence internationale, etc. Les enjeux auxquels sont confrontés les industriels de l’agroalimentaire sont à la fois multiples et complexes mais ils sont surtout transverses : ils impactent toute la chaîne de valeur depuis la conception des produits et l’achat des matières premières jusqu’à la production et la distribution finale.

Évidemment, cette chaîne de valeur exige de pouvoir garantir une sécurité alimentaire aux milliards de consommateurs quotidiens et donc une traçabilité maximale en temps réel ; c’est la 1ère raison pour laquelle un ERP agroalimentaire est aujourd’hui indispensable pour gérer toutes les activités quotidiennes des IAA. En effet, le renforcement constant des exigences de traçabilité a des impacts opérationnels très forts sur tous les processus métiers obligeant à gagner constamment en productivité, en sécurité et en qualité. D’ailleurs, les acteurs de la chaîne logistique (agriculteur, producteur, distributeur, transporteur, consommateur, organismes, etc.) ont déjà concrétisé ensemble plusieurs initiatives basées sur la technologie « Blockchain » pour ses apports dans la traçabilité

La richesse fonctionnelle de l’ERP retenu sera donc fondamentale pour faire face à tous ces enjeux opérationnels de contrôle et d’automatisation dans 3 domaines principaux :

  • Les approvisionnements : avec des DLC (date limite de conservation) parfois très courtes dans le frais ou l’ultra-frais, l’optimisation des achats et des stocks en lien avec le calcul de besoins net issu de la planification de la production est primordial. Un ERP agroalimentaire doit permettre de maîtriser parfaitement les achats de produits et la relation fournisseurs en automatisant la gestion des flux de commandes d’achats pour réduire les coûts et sécuriser les délais d’approvisionnement.
  • La production : fonction centrale au cœur des IAA depuis toujours, le lancement des OF (ordres de fabrication) est conditionné par de multiples facteurs renforçant les exigences d’ouverture de l’ERP. Il faut récupérer les nomenclatures techniques et de fabrication provenant du PLM (Product Lifecycle Management ou gestion du cycle de vie des produits), affiner les quantités de production selon les prévisions des ventes issues de la gestion commerciale afin d’avoir une maîtrise totale du MRP (Manufacturing Resources Planning ou planification des ressources de production). Il faut aussi combiner un processus de production poussé (tout-venant des matières premières par exemple comme les légumes) et un processus de production tiré (conditionnement par exemple).
  • La distribution : aujourd’hui, un ERP agroalimentaire se doit d’aller au-delà du simple suivi de la relation client, des commandes ouvertes et lots à livrer, des conditions tarifaires et niveaux de remises en cascade pour calculer les prix net net net sans oublier la logistique… Certes, les enjeux pour les fournisseurs de la grande distribution alimentaire portent toujours sur la maîtrise des marges (et donc des prix de revient) mais aussi désormais sur les stratégies marketing (marques propres et/ou MDD – marques de distributeur) et promotions commerciales à orchestrer avec les distributeurs pour rester compétitif…

L’ERP peut-il aider à faire face aux pressions des distributeurs et des consommateurs ?

Cette transversalité de l’ERP agroalimentaire devrait également permettre de mieux résister à la pression des distributeurs et des consommateurs en soutenant l’innovation pour développer la croissance de l’entreprise ainsi qu’en améliorant ses capacités de pilotage…

Soutenir l’innovation et la recherche de différenciation

Innover pour conquérir de nouveaux marchés ou tout simplement répondre aux nouvelles tendances de consommation n’est plus l’apanage de la direction générale ou du service R&D. Pour réussir, l’innovation est avant tout un travail d’équipe : de l’études des attentes consommateurs jusqu’à celle des cahiers des charges des distributeurs, chaque service peut apporter ses idées. Grâce à sa transversalité évoquée précédemment et sa capacité à centraliser les référentiels de données, l’ERP agroalimentaire va contribuer à améliorer la dimension collaborative inhérente au processus d’innovation entre les équipes R&D, qualité, production, marketing et commerciales. Les industriels y sont d’ailleurs contraints à nouveau par la force des choses : lesquels auraient pu imaginer que l’application mobile Yuka allait impacter leurs stratégies de recherche, leurs recettes produits et l’exclusion de certains additifs ou encore la gestion de leurs emballages en quelques années ?

Améliorer le pilotage à tous les étages

Cette capacité à organiser et traiter davantage de données de manière transverse aura aussi des répercussions positives sur le pilotage de l’activité en temps réel. Si la culture du tableau de bord existe depuis bien longtemps dans les industries agroalimentaires, l’enjeu de demain si l’on veut prendre de meilleures décisions en temps réel est bien d’enrichir la fiabilité et la pertinence des indicateurs de performance en faisant converger opérationnel et financier : calculs des marges sur la base des coûts réels, indicateurs de taux de service et de logistique avec mesure des impacts financiers liés à leurs variations.

Chaque action opérationnelle du quotidien a sa conséquence financière qui n’est pas toujours mesurée rapidement alors qu’aujourd’hui la question de fond a changé : doit-on piloter son industrie agroalimentaire uniquement par les enjeux opérationnels ? Ou prendre de l’avance en s’appuyant sur des indicateurs de performance totalement intégrés entre l’opérationnel et le financier au service de ses ambitions ? Heureusement, des solutions décisionnelles innovantes existent telles que Microsoft Power BI ou SAP Analytics Cloud qui permet notamment de mettre en œuvre des environnements décisionnels très rapidement avec des fonctions d’analyse prédictive pour mieux analyser les données en historique et émettre des hypothèses sur l’avenir,

Comment réussir le déploiement de l’ERP ?

Pour un industriel agroalimentaire, l’ERP reste donc la 1ère solution stratégique pour se réinventer, conquérir de nouvelles parts de marché et ainsi pérenniser sa croissance. Mais déployer avec succès son projet ERP n’est pas anodin, il est essentiel de bien définir les enjeux stratégiques et les objectifs à atteindre.

Nous avons souhaité partager nos retours d’expériences et attirer votre attention sur la nécessité de garantir une implication très forte de toutes les équipes et notamment de la direction générale à chaque étape de la vie du projet.

 

Source: processalimentaire.com

 

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